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Caractéristiques du cheveu crépu et afro

Introduction

© Okhai Ojeikere

La fibre capillaire est constituée de 3 parties :

A l’extérieur, la cuticule, formée par des écailles de kératine imbriquées comme les tuiles d’une toiture agit comme un véritable bouclier protecteur. Elle est protégée par un lubrifiant, le sébum, qui donne au cheveu sa brillance naturelle et lutte contre la déshydratation.

La seconde couche, c’est le cortex qui détermine la couleur, la résistance, l’élasticité et la texture du cheveu. Lorsque le cortex est altéré par des traitements chimiques, par exemple, cela occasionne une sécheresse accrue.

 Le cheveu crépu a une forme hélicoïdale qui empêche le sébum, sécrété par le cuir chevelu de se répartir le long de la fibre capillaire de façon suffisante. Il n’assure par conséquent pas son rôle, notre cheveu naturellement sec devient alors ultra-sec et cède à l’endroit mal hydraté et casse !!!

Sources Diouda

1. Le cheveu crépu dans son environnement naturel

Au départ, le cheveu crépu est conçu comme rempart contre le soleil. La nature, en ce sens, a bien fait les choses :

• Le cheveu est épais, très dense, vrillé,
• Il est aplati et non rond,
• Il émerge du derme, couché le long de la peau du crâne et non tout droit (cf. croquis ci-contre).

Tout est donc organisé pour ne pas laisser la moindre parcelle de cuir chevelu exposéaux brûlures solaires. Le cuir chevelu, lui-même, est adapté aux climats à forte hygrométrie : il est généralement plus sec qu’un cuir chevelu de type européen, la peau est plus épaisse, les pores plus serrés.


De gauche à droite :
cheveu afro, métissé,
européen

2. Changements intervenant en milieu européen

Notre cheveu se casse au fur et à mesure de sa croissance, ce qui nous fait croire à tort qu’il ne pousse pas. En réalité, le cheveu crépu se recroqueville sur lui même au fur et à mesure qu’il pousse.

 Aussi la seule solution pour enrayer la sécheresse naturelle de notre cheveu, et favoriser sa croissance, c’est d’éviter de lui faire subir une batterie d’agressions chimiques et mécaniques, avoir une alimentation saine, l’hydrater de l’intérieur en prenant quotidiennement des capsules d’huile de bourrache et d’onagre et prodiguer régulièrement des masques hydratants.

Facteurs de chute généraux

La chute des cheveux peut répondre aux facteurs généraux habituels : un problème hormonal, le stress, une carence alimentaire… La chute est également souvent liée aux pratiques spécifiques de coiffure afro : tresses, rajouts, défrisages. Ces deux sortes de facteurs peuvent affecter une même chevelure

Les chutes androgénétiques
Pour les chevelures crépues, elles sont moins communes et généralement plus lentes dans leur évolution, que pour les chevelures de type occidental.

Presque toujours héréditaires, elles sont dues à un dysfonctionnement des hormones androgènes au niveau du cuir chevelu et se manifestent par un affinement des cheveux puis par leur disparition progressive, sur des zones bien délimitées de la tête.

Chez l’homme, elles se traduisent par une calvitie graduelle sur les golfes et sur le vertex (tonsure), rarement par une calvitie totale. Chez la femme, elles se localisent sur le dessus de la tête et le vertex et apparaissent souvent à l’occasion d’une maternité ou, beaucoup plus tard, au moment de la ménopause.

Les chutes dues au stress
Le stress, la fatigue, un choc émotionnel violent peuvent entraîner une chute des cheveux diffuse, sur l’ensemble de la tête, ou (parfois pour la femme) localisée sur les côtés. Après l’arrivée en France, le désarroi que provoque le changement de climat et des habitudes de vie est souvent à l’origine de ce type de chute.

Les chutes par carence ferrique
Ce sont des chutes diffuses, sur l’ensemble de la tête, elles concernent les femmes et débutent par un amincissement caractéristique de la kératine et de la racine des cheveux. Plus fréquentes chez les afro-antillaises que chez les occidentales, elles doivent faire l’objet d’un dépistage systématique, en cas de port du stérilet, de règles abondantes ou de maternités multiples.

Conseil de bon sens : Consommez des aliments riches en fer tels que boudin noir, foie, viandes rouges, cacao, amandes… Et n’oubliez pas que la vitamine C facilite le transport du fer : un jus d’orange pris au cours du repas, multiplie par trois l’absorption du fer contenu dans les aliments ingérés.

Facteurs de chute liés à la coiffure

En Europe, la baisse d’humidité provoque un resserrement des pores de la peau et fait subir au cuir chevelu et aux cheveux afros crépus trois réactions en chaîne :

Les pores resserrés déroutent le sébum de sa voie naturelle : au lieu de s’évacuer à l’extérieur du cuir chevelu, celui-ci stagne sous la peau sous forme de toxines, qui s’enrobent autour des racines et risquent de gêner leur irrigation.

A l’extérieur du cuir chevelu, la raréfaction du sébum (déjà faible par nature) accentue encore la sécheresse et la frisure des cheveux, ce qui entraîne une plus grande difficulté au coiffage et le recours quasi systématique (du moins pour les femmes) aux pratiques de coiffure telles que le défrisage et/ou les rajouts.

La déshydratation du cuir chevelu peut également provoquer un état squameux, allant des simples pellicules aux véritables affections cutanées. État qu’amplifient les défrisages ou les rajouts, la rareté des shampooings, l’utilisation quotidienne de surgraissants mal adaptés. Sans oublier le stress, provoqué par la vie citadine et l’absence de soleil.

Autant de particularités qu’il faut prendre en compte dans tout traitement contre la chute des cheveux afros, quelle que soit l’origine de la chute. Autrement dit, parallèlement à la stimulation des repousses, il convient de rééquilibrer l’écologie du cuir chevelu et des fonctions vitales du cheveu.

Des soins appropriés du cuir chevelu peuvent recréer les conditions d’origine : en particulier la circulation du sang vers les racines, condition sine qua non d’une chevelure de qualité.

 Srce : Centre Clauderer

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