Un film pour dénoncer l’excision, en salles depuis mercredi 10 mars 2010.
copyright gala Waris Dirie, Somalienne excisée à l’âge de 3 ans, a connu la vie d’éleveuse de chèvres dans le désert, et celle de top model à Londres. Son livre Fleur Du Désert s’est vendu à plus de 11 millions d’exemplaires depuis sa sortie il y a 11 ans et a été adapté au cinéma. A découvrir dès mercredi.
Sourire généreux et corps de rêve. Waris Dirie est l’une des premières «beautés noires» stars des podiums dans les années 80. Remarquée par Terence Donovan, photographe britannique qui lui fait connaître le succès. Elle posera même pour le calendrier Pirelli en 1987.
Vingt ans plus tôt, le destin de Waris Dirie s’annonçait tout autre. Excisée à l’âge de 3 ans, elle élevait des chèvres dans le désert jusqu’à s’enfuir du camp de nomades où vivait sa famille, à l’âge de 13 ans. Elle voulait échapper à un mariage forcé. De Mogadiscio, où s’est réfugiée, elle est envoyée par sa grand-mère à Londres pour travailler chez des diplomates. Lorsque la guerre civile éclate en Somalie, l’ambassade londonienne ferme elle se retrouve seule, à errer dans la capitale britannique. Elle décroche un petit job dans un fast-food avant d’être propulsée au plus haut dans le milieu de la mode.
Mais ce n’est pas ce parcours de rêve, du désert au podium que raconte Waris Dirie dans Fleur Du Désert, son livre paru il y a onze ans. Elle veut surtout alarmer sur la souffrance de plus de 100 millions de femmes dans le monde, mutilées, excisées du clitoris, des grandes lèvres et des petites lèvres, qui meurent en couche ou d’infections…
Aujourd’hui encore, Waris Dirie se bat pour que la cause des femmes avance. Elle vient de mener une campagne en Allemagne: «Stop FGM (Female Genital Mutilation) now!». Elle avoue qu’elle n’arrêtera jamais de se battre : «c’est plus fort que moi, je dois en parler”.
Suite à la sortie de ce livre, Waris Dirie a été nommée ambassadrice de l’ONU, chargée de ces questions de mutilations. Le film adapté de son livre sort mercredi, avec Liya Kebede (Lord Of War, Raison D’Etat) dans le rôle principal. Liya Kebede est une autre «Africaine de l’extérieur», éthiopienne, également top model et actrice, qui se bat pour celle du continent. Source Gala.fr
Extrait du blog du 18 mars 2010.
"Good Hair", le film de Chris Rock : à voir absolument !!!
Le comédien afro-américain Chris Rock a réalisé un film-documentaire intitulé "Good hair" qui traite des rapports des afro-américaines avec leurs cheveux. Chris a décidé de mener ce projet lorsque sa fille Lola, âgée de 6 ans, lui a demandé pourquoi elle n'avait pas de beaux cheveux en faisant référence à sa chevelure crépue. Chris Rock a interrogé des célébrités afro-américaines comme Nia Long, Raven Symoné, Meagan Good, Lauren London, Ice-T, le Révérend Al Sharpton. Il s'est même rendu jusqu'en Inde pour comprendre comment fonctionne l'industrie des perruques et extensions. "
Le film a gagné le prix du Jury Festival de Sundance en janvier 2009 : Prix Spécial du Jury, film documentaire US. Il sera sur les écrans en octobre 2009 aux Etats-Unis et sur nos écrans seulement en 2010, mais il s'agit à coup sûr d'un film-documentaire à ne pas manquer !!!
L'avis de NoireôNaturel : Ce film nous prouve s'il était besoin de preuves supplémentaires, à quel point il est urgent d'agir !!!
Mouton noir, un voyage capillaire étonnant - Rennes
..."Quand en 2002, le breton Thomas Mauceri rentre des États-Unis où il a passé 14 mois pour ses études, il porte des dreadlocks, qui se forment seules sur des cheveux crépus lorsqu'ils sont laissés naturels, sans être coiffés. «J'étais souvent contrôlé par la police, ou alors on me parlait du chanteur de rap Doc Gyneco, j'en ai eu assez. Mais, en réalité, il y avait quelque chose derrière.»
Beaucoup de souvenirs reviennent alors à la mémoire du jeune homme, né d'une mère bretonne et d'un père congolais dont il a hérité de la chevelure. «Notamment des séances familiales où tout le monde donnait son avis sur la manière de couper ou de coiffer mes cheveux!» Alors comme une évidence, Thomas Mauceri, âgé de 30 ans, sa maîtrise d'arts du spectacle en poche, décide de partir avec une caméra et de pousser les portes des salons de coiffure, à Pont-Labbé, à Paris, dans le ghetto de Baltimore aux États-Unis, et dans les faubourgs de Brazzavile au Congo".
Srce Ouest France, Pour en savoir plus.Mouton noir, documentaire de 52 minutes, réalisé par Thomas Mauceri, produit par Vivement lundi, musique de Laetitia Sheriff.
NoireôNaturel a sélectionné ce film et en fait son actu du mois car il existe très peu de documentaire de ce type consacré entièrement au cheveu crépu. De plus, il est réalisé avec beaucoup d'intelligence et de finesse : à voir absolument !!! Pour vous procurer le film "Vivement lundi" ou en savoir plus.
«Peau noire, cheveu crépu : l'histoire d'une aliénation»
Le livre de Juliette SMERALDA, sociologue martiniquaise aborde le défrisage sous un angle sociologique et met en corrélation le défrisage et le colonialisme. Selon elle, certaines femmes se défriseraient, de façon inconsciente, pour être dans la norme et se rapprocher ainsi des canons de beauté caucasiens. Elle nous a donné à réfléchir sur notre capacité à utiliser ce droit universel qu'est le libre arbitre, à nous demander dans quelle mesure les femmes se défrisaient les cheveux en conscience, et ce d'autant plus lorsque le premier défrisage est effectué avant l'âge de 14 ans, avec les répercussions à court et moyen terme non seulement sur leurs cheveux mais également sur leurs rapport à la beauté.
C'est un point de vue intéressant que nous avons voulu aborder ici puisque notre objectif est d'aborder la beauté noire autrement, cela nous semblait à propos... L'objectif n'est pas de créer la polémique mais de vous éclairer sur le fait que certaines d'entres nous ne s'assumeraient pas totalement. beauté noire peut se vivre autrement ! Que le défrisage est un choix parmi tant d'autre et non LE choix !!! Et si au contraire, pour vous être belle, c'est arborer vos cheveux naturels qu'ils soint crépus ou frisés, alors n'hésitez plus et soyez fière de votre afro !!! Pour en savoir plus et Pour acheter ce livre.
Il ne s'agit pas de faire un procès au défrisage mais d'ouvrir les perspectives et de se dire que la Beauté Noire peut -peut-être- se vivre ôtrement, simplement, naturellement... et que la femme noire n'a pas à rougir de sa crinière afro bien au contraire !!!
Pour nous, ce qui importe c'est que vous vous sentiez belle au-delà des clichés, que vous soyez défrisée, crépue ou tressée, l'essentiel c'est de se sentir belle et de s'assumer ; de se dire que la